Qui travaille à l'hôpital au service AVC?

La maman de mon compagnon habite à l'étranger et a eu un AVC. La famille là-bas ne sait pas comment lui donner à manger car elle est toujours endormie et n'ouvre jamais les yeux. Par exemple, ils ont beau lui demander d'avaler la nourriture mais elle ne réagit pas du tout...la famille voudrait savoir comment faire pour qu'elle comprenne les consignes: comme d'ouvrir la bouche, avaler, manger.

Qui d'entre vous peut me donner des astuces? Merci.

Est ce qu’elle est à l’hôpital?
Un aVCc’est grave, elle est certainement dans le coma et NON endormie !

Je suis infirmière, mais actuellement pas dans une Stroke Unit (unité dédiées aux patients ayant eu un AVC) ni en médecine interne, mais dans ma carrière j'ai déjà côtoyé des patients avec des séquelles AVC, dont le genre dont tu parles. Malheureusement, dans ce genre de situation, il est difficile de conseiller à distance, sans un bilan ORL complet (soit en Suisse soit médecin ORL, soit physio, soit logopédistes spécialisés).
Je dirais même qu'il peut être nocif, voire contre-productif, car si le réflexe de déglutition (=avaler) est absent (ce qui est le cas des patients selon les zones atteintes), le patient peut s'étouffer, même en y mettant de la bonne volonté, même avec des proches très présents qui offrent des aliments à texture adaptée... Lorsque le patient "garde en bouche", il est inutile de continuer à donner. Ce réflexe nous semble si évident, nous le réalisons plusieurs fois par minutes, mais une personnes avec des séquelles neuro peut le perdre. Et souvent, même les encouragements et les stimulations (parfois on voit même des familles "menacer"!) ne changent rien, si une fonction est perdue...
Je sais que la situation est bien différente à l'étranger, où, selon les pays il y a moins de soins infirmiers à domicile.
En milieu hospitalier, au bout de quelques jours sans alimentation suffisante (donc quand on a testé toutes les textures et pas de résultats suffisants), on passe à une sonde d'alimentation, du nez vers l'estomac.
Car la dénutrition s'installe très vite, et il faut savoir que les fonctions déglutrices (langue, oesophage) font appel à des muscles, et si ceux-ci s'affaiblissent, on entre dans un cercle vicieux.
Bref, je ne me permettrais pas de donner des conseils sans voir la patiente, sans un bilan par une personne compétente, car il est probable que cette personne ait perdu le réflexe de déglutir. Cela peut faire plus de dégats que de bénéfices, selon comment.
Existe-il pour cette personne un moyen de consulter un spécialiste? La tante de mon mari, dans un pays méditerranéen pourtant sans grands moyens sanitaires, avait pu bénéficier d'une sonde à domicile. Son époux et sa fille avaient été instruits pour passer les poches de nourriture, nettoyer la sonde... Elle a vécu 3 ans à domicile avec la sonde, ce qui était vraiment impressionnant.

Pour répondre à Jojolapin, oui un AVC c'est grave, mais ça ne veut pas dire nécessairement coma... une personne peut se remettre d'un AVC, ou avoir une ou plusieurs fonctions touchées (la parole, le réflexe d'avaler, une hémiplégie, donc un côté du corps qui ne répond plus...) Bref, si cette personne est à domicile, c'est probablement qu'elle n'est justement pas dans le coma, mais que son état ne nécessite pas non plus de rester hospitaliser (et la situation intermédaire est parfois indisponible, il n'y a pas d'EMS ou de centre partout pour ces personnes ;-( )

Bon courage pour votre famille, c'est une situation difficile de voir un proche diminuer ainsi, et ne pas avoir accès à une prise en charge adaptée...

On peut essayer de lui donner une cuillère de yoghourt froid. Le froid est plus aisé à avaler quand il y a des troubles de déglutition. Il existe des protocoles de stimulation des piliers, qui sont une rééducation de la déglutition.
Le problème semble être plutôt l’état de vigilance de cette personne.
Comment vit elle au quotidien? Dépendante? Pour l’élimination des urines/selles? Hémiplégie?
Je plussoie Jolie-Mimi qui a tout bien dit.
J’ai travaillé aux soins intensifs avec des patients soufrant d’AVC aigus puis quand il sont devenus chroniques.
Cest lourd, difficile, energivore.
Courage à vous..